Auteur: François Abbe

QUELS RESULTATS POUR LES MEDIAS ?

 

Pas simple d’y voir clair quand les évolutions technologiques vont si vite.
Pourquoi ? D’abord parce qu’elles rajoutent de la complexité à nos organisations souvent morcelées en silos (département, filiale, direction, etc.). Ensuite, parce que la liste des systèmes d’information obsolètes à remplacer s’allonge. Beaucoup recherchent le mouton à cinq pattes dans des domaines comme le Media Asset Management. Et le buzz ambiant ne fait qu’ajouter au difficultés (UHD, VR, OTT, « votre sigle ici » !).
Nos enjeux sont à grande échelle. Dans la niche de la vidéo professionnelle, les infos manquent sur ce qui marche et ce qui ne marche pas (les connaissances se limitent au voisin le plus proche, souvent le concurrent direct). Le temps presse et les ressources se font rares (pour mener à bien les projets, pour avoir une vision stratégique). L’organisation en silos typique des grandes entreprises n’aide pas à fournir une vue transverse alors que c’est cela même qui fait avancer le schmilblick !
Certains groupes de média jouent leur survie. Et beaucoup se battent pour rester au fait des avancées technologiques. Cette bataille produit des instabilités au sein des équipes hostiles par nature au changement. Soyons réalistes : les enjeux sont avant tout humains, la technologie n’est qu’une petite partie de la réponse. Combien sommes-nous à suivre les risques et opportunités d’un projet voire d’une entreprise ?

UNE VISION SIMPLE

Notre vision tient en 3 points : méthodologie, ouverture et pragmatisme
1) Methodologie:
« Si vous ne vous adaptez pas, il y a de grandes chances que vous ne restiez pas (immobiles) bien longtemps » expliquait l’entrepreneur Robbie Clutton dans Les Echos (la source en anglais est ici). C’est encore plus vrai maintenant que le marché des technologies des médias (ex « Broadcast ») s’adosse largement au marché des TIC (ou IT). Nos méthodes de travail doivent s’inscrire dans cette démarche IT. Nous devons cependant imposer nos spécificités : on ne transporte pas de la vidéo 8K comme du trafic internet classique. Mesclado a dû développer son propre cadre de travail pour conserver le meilleur des deux mondes.
2) Ouverture :
« l’interopérabilité ou la mort » déclarait le spécialiste IT Ethan Banks sur son blog en anglais. Pour y répondre, il y a les groupes de travail et de normalisation dans le monde des médias, et plus largement de la veille techno. J’ai choisi d’y investir 30% des ressources Mesclado.
L’interopérabilité vaut aussi pour les équipes : pour garder un haut niveau de performance, nous nous entourons de talents venus de différents secteurs reconnus en France et à l’international. La SMPTE fait également partie de notre approche.
3) Pragmatisme :
Parmi les gros projets d’ingénierie média, certains sont en grandes difficultés. Et si on redevenait pragmatiques en s’appuyant sur des solutions réalistes et éprouvées ? Mon approche est de tenir compte des enjeux managériaux et des réalités opérationnelles pour produire des résultats tangibles…

VERS UN NOUVEAU MODELE

Financièrement, le modèle de vente traditionnel est difficile pour les projets techno média d’envergure. Les offres sont comparées sur le devis initial peu réaliste. Et quand on parle de coût total de possession (Total Cost of Ownership ou TCO) ou de retour sur investissement (Return on Investment ou ROI), les hypothèses de départ sont trop souvent impossibles à tenir. Pour moi, c’est au moment de la pré-étude qu’on peut faire la différence, notamment parce qu’on va mieux maîtriser les risques.
Court-terme et long-terme

Comparaison des approches court-terme et long-terme

D’un point de vue business, l’approche « forceps » est perdante. « Puisque vous souhaitez un rond bleu, notre équipe de développeur va transformer nos briques rouges ! ». Client et fournisseur signent ensuite un contrat. Le fait que le produit sur étagère n’ait rien à voir avec le besoin est perçu comme un détail sans importance. Et pourtant. A mon sens, seule l’approche pragmatique (« Best of breed ») a du sens : on fait une analyse fine du besoin puis sélectionne les meilleures solutions issues de multiples fournisseurs. C’est pour cette raison que Mesclado a choisi de fournir des solutions intégrées.
Il faut impliquer les équipes, elles sont le meilleur allié. Le personnel doit monter en compétence sur les nouvelles technologies et cela prend du temps. Et imposer de nouvelles méthodes de travail sur le dos de nouvelles installations techniques est mettre la charrue avant les bœufs. Je préfère travailler avec les équipes (depuis la Direction Générale jusqu’aux services opérationnels). Il s’agit de « co-construire » conseille Nathalie Anziani, avocate spécialiste en gestion du changement (lire son excellent article dans le Monde).
Comment Mesclado peut rester indépendant tout en fournissant des solutions ? En conservant ses valeurs, en s’appuyant sur des faits pour comparer les solutions et en sélectionnant les méthodes de travail les plus appropriées. Une société anglaise se mit à écrire des cahiers des charges auxquelles elle répondit, puis elle a dû plier boutique. Les fondations doivent être solides : c’est une question de confiance.
ET LA SUITE ? Partageons nos expériences. Je souhaite que nos chemins se croisent très bientôt autour d’un projet de transformation des technologies des médias.

Plus d’infos sur nos solutions : http://www.mesclado.com/solutions