Vidéo marketing : faire bien et pas cher

Dans le Digital, la vidéo permet de décupler la visibilité. Mais à quel prix ? Pourtant il existe des moyens de produire sans y laisser des plumes ! Premier article d’une série de trois pour ceux qui veulent se lancer en solo…

Faire bien et pas cher : l’exemple Bébel contre BB

Le sujet ne date pas d’hier. Au cinéma, la Nouvelle Vague a fait connaître de jeunes talents qui ont pu enfin s’exprimer grâce à de nouvelles caméras moins chères. Prenez ces deux films de Godard, l’exemple est frappant :

Affiche godard bout de souffle 62474

Titre : "A bout de souffle"

Réalisateur : Jean-Luc Godard

Année de sortie : 1960

Budget : 0,4 millions Francs Français

Noir et blanc

Nombre de spectateurs à la sortie en France : 2,2m entrées

Godard bardot le mepris affiche 2

Titre : "Le mépris"

Réalisateur : Jean-Luc Godard

Année de sortie : 1963

Budget : 500 millions (dont 250 millions pour Brigitte Bardot) Francs Français

Couleur

Nombre de spectateurs à la sortie en France : 1,5m entrées

Tableau comparatif des coûts et recettes de deux films du même réalisateur

 

La différence de budget est frappante. Si on enlève le cachet de Brigitte Bardot, on est tout de même très loin. Jean-Paul Belmondo débutait sa carrière et était moins gourmand.

Pour le marketing vidéo, même chose : l’important c’est de raconter une belle histoire en maintenant la qualité.

Le mieux est l’ennemi du bien

En provençal, le « gàubi » signifie dextérité, aptitude, adresse. L’enjeu du marketing vidéo c’est d’avoir le « gàubi », c’est-à-dire les bonnes pratiques pour augmenter la qualité de la production tout en réduisant les coûts.

Video en 4 etapes essentielles gaubi p5

Avec l’image animée, l’échelle budgétaire est exponentielle : augmenter nettement la qualité de production nécessite des moyens colossaux.

L’humain fait la différence, avant la machine

En 2006, je produisais un film publicitaire « pas cher ». Nous avions loué une caméra vidéo. Je m’étais plaint que le manuel d’utilisation n’était pas fourni, le loueur m’avait ri au nez. J’aurais dû laisser l’équipe de tournage venir avec l’équipement de son choix.

Plutôt que louer l’équipement, mieux vaut prendre la prestation du créatif qui va tourner les images avec son propre matériel. On évite les surprises !

Filmer avec peu de moyens et pas de caméra

En 2014, nous avions filmé la conférence Digiworld avec une caméra sportive (GoPro) placée à 2 mètres des orateurs, le rendu obtenu était satisfaisant. Nous avions joué sur la définition de l'image : plutôt que tourner en haute définition (HD), nous avions quadruplé la taille de l'image pour tourner en 4K/UHD. Le résultat était suffisant pour filmer la table ronde d'une conférence.

A une conférence Mesclado en janvier 2014, Danys Bruyère (TSF) expliquait : l’optique Go Pro est très simple, il y a donc moins de défauts dans l’image comparé à un "gros" zoom peu performant. TSF est un des plus gros loueurs d’équipement de tournage en Europe. 

Ce que j'en retiens : faisons simple ! Et comme le montre le graphique au dessus, augmenter signicativement la qualité d'image nécessite de rajouter un ou plusieurs zéros au montant de l'investissement. Reste la solution de louer l'équipement ou le service complet d'un professionnel.

 

Filmer avec son téléphone

Le même principe s’applique pour un téléphone. Mais là, seul le haut de gamme (gammes Apple iPhone, Sony Xperia, Samsung Galaxy…) donne un résultat pertinent.

On trouve une multitude d’articles et de vidéo sur le sujet. Mais rappelez-vous : vous êtes un entrepreneur, pas un blogger ou un YouTuber, les codes de communication sont bien différents comme l'explique MESCLADO lors de ses formations et ses séances de conseil et coaching...

Vidéo : Sofyane déploie de beaux moyens de production pour expliquer qu’on peut tourner avec un smartphone.

Où concentrer ses efforts

Comme pour le cinéma, le principal c’est l’histoire à raconter. Sandrine Hauducoeur de l’école ARTFX m’expliquait que la première année d’étude est dédiée aux fondamentaux, les étudiants utilisent majoritairement leurs mains plutôt que la souris ! Ils acquièrent ainsi des bases artistiques et culturelles solides, et aprennent à travailler en équipe me confiait Sandrine.

Sandrine Hauducoeur

Photo : Sandrine Hauducoeur

Après l’histoire, l’effort dépend de la cible :

  • Pour les réseaux sociaux : c’est le visuel qui compte. Sur Facebook, 92% de la vidéo est vue sans son, il faut miser sur l’image, les graphiques et les titres, voire les sous-titres
  • Pour le reste : c’est la voix qui nous guide, le son et donc le micro utilisé sont fondamentaux

Faire sans son

Les possibilités ne manquent pas.

Video : La plus simple = animer des graphiques. On peut les enchaîner type diaporama, voire utiliser un logiciel pour animer du dessin.

 

Vidéo : quand le sous-titrage sert la télé à papa. Les graphiques du Web sont apparus sur la chaîne d’info continue

 

Capture ecran fb samson

Photo : sur Facebook, l’important c’est le visuel. Raconter une histoire sans son c’est différent, n’est ce pas Véronique ?! (quel humourJ)

Prêt… partez !

Oui, mais le diable se cache dans le détail. Le « gàubi » c’est le moyen de faire « pas cher », ce détail qui met en avant votre discours, votre marque et surtout qui vous différencie du voisin. L’univers numérique est vaste mais les bonnes places souvent convoitées…

 

MESCLADO met à disposition des ressources pour les entrepreneurs qui souhaitent communiquer avec la vidéo à coût zéro, elles sont à retrouver sur le blog.

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